2019

 

Il y a eu la lumière de l’hiver. La neige. Les miettes pour les oiseaux. Il y a eu les moments à deux. A trois. Les fous rires. Il y a eu la grippe, la paille sur le jardin et un loup plein de confettis. Les parcours dans l’herbe et dans la maison. Il y eu Paris. Le numéro 36. Ce presque bébé que je savais là et les deux barres dans le train du retour. Il y a eu l’eau sur ses joues et la pâte à gâteau sur son front. Les trous dans le creux du coude. Nombreux. Trop. Il y a eu les urgences et les mots déplacés. Il y a eu les maux de tête qui ont suivis. Puis il n’y a plus rien eu. Il y a eu les repas au milieu du salon. Toi sur mon dos. Toi dans ma main. Et nous très fort. Il y a eu les doutes. L’arrêt de l’école. Et la joie qui l’a accompagné. Les bains dehors. Danser dans la rue. Les grimaces. Les étoiles. Il y a eu vos câlins. Ses yeux qui sourient. Ton premier cinéma. Les fougères. Il y a eu mon bras qui saigne et mon coeur qui savait. Alors il y a eu toi pour compléter ce nous. Il y a eu la nuit dans la voiture. Thibaut Pinot. Il y a eu ta main posée sur mon ventre. Nos siestes. Et mes aiguilles. Il y a eu ta curiosité et la vie qu’on apprend ensemble. Libre. Nos aventures. Les draps froissés d’avoir trop joué. Il y a eu les nuits seules. Et avec elle. La rivière en culotte. Mon amour pour ce corps qui change. Sentir la vie. La toucher. Calvi. Et les marques de griffe qui vont avec. Il y a eu les cours de poney. ceux que tu attendais depuis si longtemps. On s’est levés poney, on a mangé poney, on a dormi poney. Poney. Poney. Le mouvement des meubles. Ceux du ventre. Les discussions. Tellement sérieuses. Les premiers mots lu. Puis les phrases. Et te voir écrire. Les doutes qui s’envolent. Il y a eu les reflets. Beaucoup. Le calendrier de l’avent. Les bougies. Les caresses. Il y a eu votre complicité qui grandit. Déjà. Si tôt. Et en savourer chaque instant. Il y a eu l’envie de rester à ce moment pour toujours et l’envie de découvrir vite la suite.